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Elle parle! Elle sait parler. On ne s'y attendait plus mais Ségolène Royal a réussi, hier soir, à ouvrir la bouche, a articuler des sons et, miracle, a répondre presque parfaitement à son auditoire. Elle connaissait la méthode, la miss Royal, c'est la même que les débats participatifs. Hier soir, donc, face au "mur", Ségolène a maitrisé son sujet. Il a du pleurer. Pauvre Sarkozy. Il a du pleuré hier soir devant sa télé. Il a du pleurer devant les questions qu'on posait à Mme Royal: «Croyez-vous sincèrement être prête pour affronter les responsabilités qui sont celles d'un chef d'Etat et à vous imposer face à ces frustrés du pouvoir ?» Là, Sarkozy a pleuré Lorsqu'il entend la candidate socialiste expliquer qu'elle prendra le problème des banlieues à bras le corps, rappelant que la crise des banlieues était une des plus graves de la cinquième et que les images étaient à la limite de la guerre civile, Sarkozy a du pleurer. Lorsqu'en plus, la candidate précise qu'on ne peut pas, pour des raisons évidentes, affirmer qu'on va reconquérir les banlieues tout en réduisant la moitié des fonctionnaires, Sarkozy, face à ses contradictions, a du pleurer. Mais l'ultime, ce fut ça:
Et là, surtout, Sarkozy a pleuré... Pauvre Sarkozy Les médias à leurs habitudes Machine a promettre disait le Figaro. Plus de compassion que de raison ose le Monde, seul Libération et 20 minutes (titrant "Royal (r)assure") apprécient la chose à se juste valeur. La question n'est plus "qu'aurait-t-on dit si ça avait été un homme" mais plutôt "qu'aurait-on dit si ça avait été Nicolas Sarkozy?" Or Nicoals Sarkozy a déjà passé le test, à tel point qu'on bénéficie maintenant d'un point de comparaison pour établir une note. Et là, c'est du très mauvais pour Nicolas Sarkozy qui, au regard de la prestation de Royal, a minablement raté son passage sur TF1. Souvenons nous: -Il assure qu'il rencontrera tel ou tel au moment du pot, hors antenne pour résoudre son problème. -Il est d'accord à chaque fois: gauche, extrème droite, centre. Il ratissera les talents où qu'ils soient. -Sur le financement, il dit que lérdctuionsidimpotgroisnce ugmntreontlérecttefisqualesékeléptitémiyrnneetrprisevrontrduirtxchange et que donc, en augmentant la consomation, on remet de la croissance qui permet de financer tout en réduisant la dette. -On lui demande si ce n'est pas indécent, pour un ministre candidat qui parle de réduction de la dette, de s'accorder une augmentation de salaire dès son arrivée à l'intérieur. Il répond qu'il le mérite, que vue le travail abbattu, que cette augmentation est tout à fait légitime... Evidemment, les médias retiennent que Ségolène a beaucoup promis sans avoir parlé du financement. Là, on rigole doucement en réalisant à quel point les médias sont loin très loin de la réalité... Mais force est pour eux d'admettre que Ségolène a réussi au moins aussi bien l'examen de TF1 que Nicolas Sarkozy, ce qui en clair veut dire en language humain qu'elle a cartonner sont oral quand l'autre est passé à 9/20. Dire que Ségolène a raté, celà revient à dire que Nicolas est encore en dessous alors on remonte un peu dans la réalité. La claque La claque vient de tomber. Une double en fait: 2) La deuxième claque c'est un sondage CSA-Le Parisien (en pdf sur ce lien), le premier qui enregistre depuis l'émission. Sarko en chute libre, Royal le dépasse au premier tour et au second, il reste gagnant mais avec seulement 51% au lieu de 55% précédement, autant dire oups... Rien n'est encore joué bien évidemment mais certitude: Ségo vient de lancer sa campagne. On va peut-être enfin commencé à s'ammuser dans ce pays. |