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Sarkozy place de la concorde

Ruptures...

Donc nous y sommes. partis pour un mandat de Sarkozy, cinq ans de droite décomplexée et fière de l'être. La France succombe, comme la plupart des démocraties, à la tentation Busho-Aznaro-Berlusconienne. La nôtre s'appelle Sarkozy...

Nombreux sont ceux qui ont cru en ses promesses et lui ont accordé leur confiance. Nous verrons donc sur l'oeuvre et jugerons aux résultats.

Causes

Sont elles encore à lister? Nous les connaisons déjà trop bien. La première étant l'état de la politique en général: A droite, un éspèce de truc mou et sans forme, abruti par des années de chiraquisme. Sarko est arrivé, il s'est affiché en rupture totale avec Chirac. Il a assumé la droite, la vraie, la pure et dure, celle qui négocie avec le FN et qui entend réformer l'économie dans un style Américain (c'est à dire privatiser tout ce qui peut l'être, rogner sur le social et remettre du protectionisme économique partout). Sarkozy est parti en campagne dès 2002, il a vaincu un Chirac mi-mou mi-fier, a transformé l'UMP en machine de guerre et a assumé les thèmes lepénistes.

Il a su mettre les médias dans sa poche, faire parler de lui tous les soirs sur chaque JT et récupérer ce que la gauche lui laissait: Jaurès et Blum. Les quelques couacs du genre envoyer les délinquants en rééducation dès 3 ans ou soigner le gène homosexuel ne furent pas assez exploités.

Bref, quelque soit l'angle sous lequel on prend la victoire de Sarkozy, on en revient toujours au même constat: c'est l'échec de la gauche.

Ségolène, l'impossible victoire

Le pari était fou, elle l'a tenté. En réalité Ségolène n'avait absolument aucune chance de gagner et c'est miraculeux qu'elle ait réussi à faire 47%

Car Ségolène s'est battue, la rage au ventre et vaillament: contre Sarkozy, d'abord, contre l'UMP, ensuite, contre le ministère de l'Intérieur, contre le gouvernement, contre le PS, contre DSK, contre Fabius, contre Hollande et tous leurs soutiens et encore avec tout ça, elle partait déjà à -25% du seul fait d'être une femme et qu'une femme n'est pas faite pour diriger la France.

Nous avions, dans nos colonnes bien médit contre Ségolène mais nous sommes obligés de rendre hommage à la grande dame et à son accomplissement. Permettez, lecteurs, qu'un ancien et virulent critique fasse ici amende honorable

1) La bravitude
Si il est une chose qu'on ne lui enlèvera pas, c'est bien celle là. Elle a mené bataille, seule, contre tous, jusqu'au bout sans jamais renoncer. Le débat de l'entre deux tours fut sur ce point extrêmement symbolique de cette lutte. Plus encore le lendemain où, sortie victorieuse de l'affrontement télévisuel, elle vit Sarkozy gagner 2 points dans les sondages et continua pourtant la lutte en redoublant d'ardeur. Enfin, quand on la vit, le soir de la défaite, porter un fier sourire d'opposition, nous fumes fiers avec elle et fier qu'elle porte nos espoirs

2) La combativité
Objectivement: Ségolène n'a rien lâché. Elle a tout fait pour gagner et faire gagner son camp (qui du reste n'en voulait rien savoir). Les primaires d'abord où l'on imagine qu'après les basses attaques machistes ont du suivre maintes pressions. Les calomnies sur ses prétendues bourdes qui n'en était pas vraiment. La lutte contre Bayrou qui ratissait à gauche. les défections du genre Besson, Séguéla, Alegre, Kouchner...

Une traitrise, une vrai alegrement assumée...

La récupération des centristes, dès Lundi 23 avril où elle lançait un appel à débat, le fameux débat contre Sarkozy, les sondages et jusqu'à la défaite finale où elle lança un appel vibrant à l'espoir et à la lutte au moment même où DSK commençait l'exécution sommaire.
A tel point que ce qui devait être le sacre de Sarkozy devint presque la consecration de Ségolène en leader d'opposition. Elle fut grande et si grande même qu'on en vint à ne pas trouver cette soirée si atroce et déprimante.

3) La finesse politique
D'une grande clairvoyance dans ses choix. Ecarter les élephants, comme prémice à toute victoire. Le peuple n'en pouvait plus de ces gros truc immangeables, retourneurs de veste à l'envie, monstres d'opportunisme et de basse ambition personelle. Tel ce Jospin qui abandonna misérablement après une défaite historique et joua ensuite son petit jeu de "je reviens pour te dire que je reviendrai pas". Tel ce Fabius, chantre de la sociale démocratie qui se trouve une vocation à la gauche du PS en votant non à la constitution européenne. Tel DSK, le gros malin, donneur de leçons d'économie mais incapable de présenter aucune proposition.

L'élimination de ceux là était indispensable à la victoire, il fallait le faire, elle le fit. On dira maladroitement, et on la critiquera la dessus. Comment diable, voulez vous virer adroitement un élephant d'une boutique de porcelaine?
Car c'est bien ça le PS: une boutique de procelaine. Il na faut pas toucher à la gauche de la gauche, ni aux verts, ni au PCF, ni aux reliques mittérandiennes, ni au bilan de Jospin qu'il faut assumer et surtout pas, grand dieu, au vase de chine qui trône au milieu du salon: les 35 heures.

Ségolène a dû se trainer le boulet du PS pendant toute la campagne, ses 47% sont un miracle

Finesse aussi lorsqu'elle prône le drapeau et la marseillaise. Quoi, ce n'est pas de gauche? La dame se présente à l'élection de la présidence de la république française et il faudrait laisser les symbles de la nation à la droite?

Mais la finesse politique ici est surtout d'avoir compris que l'éléctorat de Le Pen était en grande partie d'anciens communistes déçus. Alors quoi, si le drapeau et la marseillaise font plus recette que le komintern et l'internationale, à qui la faute? Ségolène était là pour gagner une élection, pas pour enfiler des colliers de perles, on ne va pas, en deux mois, réinventer une doctrine aux partis ouvriers.

Idem pour Bayrou: l'on vit l'extrême gauche pleurer à chaude larmes en se lamentant sur la droitisation de la politique. La réalité, c'est que si l'extrême gauche avait fait 18%, Ségolène serait allé chercher ceux-là et non les autres. Elle a compris, et avec une rapidité déroutante qu'un centre était né en France durant cette élection et que ce centre serait une part de l'opposition à Sarkozy.

Et maintenant?

Qu'est ce qu'on fait? On attend. On se croise les mains sur le ventre, on se prend une Buckler et on allume le JT: le spectacle va commencer. Après l'ascension style Destin de Lisa, la soirée style Dallas, la "retraite spirituelle" style la croisière s'ammuse, on en attend encore d'autre et des bien bonnes.

Sarkozy: le renouveau français. Idée intéressante mais les théories économiques de Sarkozy ont déjà été en testées respectivement en Amérique et en Grande-Bretagne.

Ce qu'ont fait Tatcher et Reagan fut très simple. On ceommence par réduire les impots. Bouclier fiscal, droits de succession... c'est -60 milliards pour l'Etat. Ceci fait, le déficit explose et oblige les parlementaires et le peuple a accepter la réduction de l'Etat pour rééquilibrer le budget. Ainsi, grâce au déficit, la CGT ne viendra pas râler si on ne remplace pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

Mais (car il y a un mais), on ne va pas réduire n'importe quoi. On ne touche pas à la défense, ni à l'intérieur par exemple. Par contre, on privatise la Santé, l'Education (par suppresion de la carte scolaire et autonomie des établissements), les allocs et le chomage (au boulot les glandus)...

Ca c'est la théorie. Mais dans la pratique, une fois qu'on a réduit les impots, on arrive grosso-modo à mi-mandat en période électorale. Croyons nous sérieusement qu'au milieu de son mandat, Sarkozy va prendre le risque de bazarder tout le modèle social français?

C'est en tout cas ce que ne firent ni Reagan ni Tatcher qui laissèrent aux suivants un déficit monstre et le soin de remettre tous les impots précedemment supprimés.

Cela fut bien peu rappelé durant cette campagne mais Sarkozy a été ministre du budget sous Balladur et, en deux ans, a fait passé la dette de 41% à 51% du PIB.

International

Du point de vue international, européen surtout, on a deux choses: l'une intéressante, l'autre moins.

1) Faire passer un mini traité par le parlement pour relancer l'Europe. Du point de vue strictement Européen, c'est interessant car c'est le seul et unique moyen de relancer la construction européenne. c'est exactement ce qui aurait du se passer avec le premier traité si Giscard n'aveit pas eu la prétention d'intituler son torchon "constitution".

Mais l'Europe est dans une double crise: institutionelle et politique. Si faire passer en douce un mini traité résoudra la crise institutionelle, la crise politique, elle est le résultat d'une constante mise à l'écart des peuples de la construction européenne. Aucun citoyen n'acceptera sainement une construction sur laquelle il n'a aucune part et, soyons sérieux, on ne fait pas l'Europe sans les Européens.

2) Exclure la Turquie. Celle là est une ânerie monumentale tant d'un point de vue géopolitique que diplomatique. La Turquie c'est quoi? Un pays laïc (donc un appui pour une diplomatie française qui s'axerait sur la laïcité pour contrer Bush et ben Laden). Géopolitiquement, c'est un pays musulman, allié d'Israël, et frontalier de l'Iran: tout est dit, mieux vaut les avoir comme copains.

C'est une ânerie aussi car le processus d'adhésion de la Turquie a déjà été signé et approuvé à l'unanimité et qu'on ne revient pas sur des traités signés à 25 uniquement pour récupérer les 2% de Phillipe de Villier.

Enfin, c'est une ânerie car ça vise à constituer une Europe "occidentale" opposée à un bloc "oriental", c'est à dire préparer le choc des civilisations.

Pour le reste du monde, on imagine bien que les entreprises française continueront à faire des affaires en Chine et en Afrique.

Social:

Social ça, c'est facile. On raye du chomeur, donc on fait baisser le chomage.

On arrive ainsi au "plein emploi", c'est à dire, selon Sarkozy, 5% de chomeurs. Dans le monde réel, le plein emploi (entre 0 et 1%) ne s'atteint que dans les économies comunistes. Sarkozy , candidat de la valeur travail virerait-il sa cutille?

Education:

Facile aussi: on privatise. Petit à petit, on ne va pas froisser le mammouth. D'abord suppression de la carte scolaire, c'est à dire laisser le choix des établissements. On arrive donc à des établissements d'élite. Sarkozy leur accordera là une "autonomie" c'est à dire le droit d'affecter 20% de leur budget là où ils veulent (dans des cours de religion par exemple).

Là, on obtient des établissements spécialisés dans tel ou tel domaine et le libre choix des parents dans l'éducation de leurs enfants. L'école primaire Jaurès, le collège Ferry et le Lycée Blum, cibleront sur les cours de garagistes et la récolte du coton. Le centre Bouygues, la maternelle Lagardère, le Lycée Dassault, ce sera plutot l'économie, filière ES. Le collège L. Ron Hubbard fournira la filière scientifique, le Lycée Tariq Ramadan, aura les meilleurs professeurs pour la morale et la théologie...

La bonne nouvelle c'est qu'on n'aura pas comme maintenant, à trouver scandaleux qu'une caillera de banlieue aille cramer une école.

Désespoir.

Non! le désespoir n'a pas sa place, au contraire, un vent de renouveau pour toute la politique française un formidable élan, et une admiration béate pour ce qui vient de se passer. Le peuple a décidé de faire confiance à cet homme, en est-il digne? Le peuple saura juger. Confiance dans l'expression populaire.

En attendant, on assiste à l'apparition d'une nouvelle gauche, d'une nouvelle droite, d'un centre et de la disparition du FN. Ca redonne espoir tout de même...

Guillotines...

Mais nous sommes sous Sarko Ier et de ce fait, la guillotine doit commencer à tomber sur l'espoir.

Sur Royal tout d'abord, les élephants, la gauche et l'extrême gauche ont sortis les couteaux et commencent à taillader dans le vif. DSK, Fabius, Hollande, chacun veut être celui qui mènera la bataille législative et celui qui rénovera le parti.

En réalité, sans Ségolène, ces gens n'ont aucune chance d'arriver à quoi que ce soit. Ce sont eux qui sont passé à la guillotine lors du scrutin et ils auront beau essayer de remettre l'échec sur la candidate, il y a peu de chance que ça prenne parmis les militants.

En fait, c'est tout le PS qui est sur la corde raide. Soit les élephants éliminent Ségolène et le parti meurt. Soyons sérieux, Ni Fabius ni DSK ni Hollande n'a assez de poid pour éliminer les autres et, même si un l'avait, il n'aurait pas assez de poid parmi les militants. Et même si il l'avait, il n'aurait pas assez de poid dans l'opinion.

Les autres élephants quittent déjà le navire et rallient Sarkozy. Mais il est douteux pour eux que Sarko leur fasse une place dans son gouvernement: d'une part parce que personne n'accorde sa confiance à un traitre, d'autre part parce que ceux là sont completement décrédibilisés. Le seul qui pourrait avoir les faveurs de Nicolas serait Kouchner, adulé par l'opinion et très mal traité au PS. Mais si Kouchner est un homme intelligent, il choisira la nouveauté Bayrou plutot que la trahison Sarkozy.

Il y a Hollande, et lui sa position est plus que précaire. Car il est haï de tout le monde et en plus d'être haï son poste est convoité. celà fait déjà deux bonnes raisons pour les autres de lui tomber dessus à ajouter d'une troisième: à défaut de pouvoir éliminer Ségolène, DSK et Fabius mettront la sauce sur Hollande pour lui piquer sa place.

Enfin, la grande et glorieuse Ségolène. Sa position n'est pas non plus des plus simple. Prendre le contrôle du parti et devenir premier(e) secrétaire? Celà revient à écraser son compagnon et le père de ses enfants, tant d'un point de vue personel que d'un point de vue de l'opinion publique, ce n'est pas la meilleure chose à faire. Prendre un rôle annexe? Impossible. Ségolène ne peut pas devenir une élephante comme les autres, elle y perdrait toute crédibilité, elle qui fut choisie par les militants justement car elle n'était pas une élephante.

Que reste-t-il? Chef du groupe parlementaire à l'assemblée. C'est bien ça, idéal même mais... c'est le poste de Jean-marc Ayrault qui est l'un des premiers à l'avoir soutenue. Pas sympa de piquer la place de son lieutenant... Il faut qu'elle se debrouille pour trouver un rôle central tout en restant à l'extérieur. Pas simple. l'idéal serait d'inventer un poste spécial, taillé sur mesure pour elle d'où elle pourrait tout à la fois être la leadeuse des législative (seule et unique chance du PS de faire un bon score), le chef de file de l'opposition ET la rénovatrice du parti.

Ce week-end, les socialistes vont se réunir pour essayer de trouver une solution au problème. Il faudra demander à Fabius et DSK d'attendre la fin des législatives pour dégainer (parce qu'en plus c'est le genre de trucs qu'il faut leur dire), Hollande doit sauver sa tête et Ségolène s'imposer comme incoutournable et centrale. Du sang, du sang, le peuple veut du sang!

...Et têtes au bout des pics

Pauvre Bayrou. Lui aussi est menacé de mort. Sa stratégie d'indépendance lui a rapporté un magot d'électeurs mais pas le second tour qui était sa seule assurance vie.

Il saute, sans filet dans le vide, Sarko lui a piqué son parachute et a sabotté son parachute de secours...

Bayrou s'apprete à fonder un nouveau parti, le Mouvement Démocrate. Il savait que certains iraient rejoindre l'UMP mais il ne s'attendait pas à ça. 22 députés UDF sur 29 ont décidé de rejoindre Sarkozy. Non seulement ça laisse Bayrou sur la paille mais en plus ça permet à Sarkozy de garder une UDF soumise à l'UMP à l'assemblée. Il compte en plus leur faire signer un pacte d'allégence (style vous voterez le budget, pas de censure et toutes les lois importante...)

On sent le Bayrou bien triste et bien seul... il ne peut pas non plus se tourner vers le PS pour sauver un groupe parlementaire à l'assemblée. Il est en position de faiblesse et le PS n'a aucun intéret à laisser vivre Bayrou et sa "vigilance centriste": soit il sera d'accord avec Sarko et c'est un ennemi, soit il sera l'opposition à Sarko et donc mange sur les verts pâturages de Ségolène...

Bayrou n'a en fait qu'un non choix absolu: rejouer la partition de la présidentielle et prier. Prier très fort pour gagner au moins 20 circonscriptions où il se battra contre Sarko ET contre Ségo. Pire, Sarko enverra les anciens UDF se présenter contre les nouveaux MD. Si ça casse, Bayrou est fini, les fidèles députés aussi, ainsi que l'aventure d'un centre indépendant.

Mais si ça passe... c'est tout bénéfice. Car ce n'est pas parce qu'il fonde le Mouvement Démocrate qu'il abandonne l'UDF. En fait, le Mouvement Démocrate reste un étiquette pour les législative et ne deviendra effectif qu'à l'automne prochain. Ce qui laisse à Bayrou de pouvoir éventuellement récupérer certains de ses députés passés chez Sarko. Une fois élu, certains préfererons certainement tenter l'aventure d'un centre indépendant avec Bayrou et les nouveaux militants plutôt que de rester soumis à la toute puissante UMP...

Bayrou a donc tout à gagner et tout à perdre.

Ségolène aussi a tout à gagner à ce qu'il gagne par ses propres moyens. Elle pourra constituer un front d'opposition avec le centre et obligera ainsi le PS à se rénover.

Sarko, lui deviendrait vert si Bayrou arrivait à ses fins. Celà voudrait dire devoir lutter contre non pas une mais deux figures d'opposition très charismatique...

Faites vos jeux

Tout est ouvert donc, pour la partie qui s'annonce sérrée. Les Français voudront probablement donner au nouveau président une majorité solide mais Ségolène saura (on l'éspère) constituer une opposition crédible. Les français l'apprécieront peut-être même plus comme figure d'opposition que comme candidate présidentielle. La "saine colère" de Ségolène a du rester dans les esprits...

Sarkozy a aussi la lourde tâche désormais d'assumer. Les promesses, la France, le gouvernement... Et tout le monde l'attend au tournant. Il ne suffit plus, désormais, de promettre et d'apparaitre, ceux qui l'ont élus attendent un vrai changement et une vraie rupture.

Cette première semaine, déjà, deux bourdes monumentales: Faire une retraite (qu'il avait promis monacale) sur un Yacht à plusieurs centaines de milliers d'euros la semaine, revenir sous pression de la polémique, rater la commémoration du 8 mai (héritage gaulliste), effectuer ensuite celle du 10 mai sur l'abolition de l'esclavage (héritage chiraquien)... On ne le sent pas tout à fait à l'aise le nouveau président, il cherche un peu son style.

La soirée électorale, même, enchainait les fautes de gout: diner au Fouquets, Cécilia tirant la tronche, Mireille Mathieu essayant minablement son retour sur scène, Johnny qui rentre en France grace au bouclier fiscal mais refuse de chanter... Soirée étrange, collant mal avec une certaine solennité qu'eut exigé la nouvelle fonction...

Rien de bien méchant encore, pas de quoi décrédibiliser le nouveau président mais juste assez pour faire rire... il reste un mois avant les législative, et de nombreux premiers pas à effectuer pour le nouveau président: nomination du gouvernement où les déçus l'auront peut-être un peu mauvaise, première visite à l'étranger et le choix du pays, premières grèves aussi à Tolbiac par exemple où les étudiants ont déjà bloqué la fac...

On va donc le voir à l'oeuvre et rire sur les résultats et les prises de décision. Le gouvernement de Fillon aussi va certainement être une bonne occasion de rappeler que c'est bel et bien la droite qui vient de gouverner pendant 5 ans, avec les mêmes têtes... Et bien sur la nouveauté: le ministère de l'identité nationale...

Cher Nicolas, bienvenu en France...

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