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les étapes du mensonge

Ce que le Figaro oublie de dire...

A la une du Figaro: une fiereté: Mr Sarkozy est cité par le Financial Times, avec en sous-titre: "c'est pour son bien". (l'article du Figaro en ligne ici)

"Ce n’est pas tous les jours qu’un homme politique français a les honneurs de l’éditorial du Financial Times. " nous précise le Figaro qui a pourtant l'air de ne pas lire le Financial Times tous les jours.

Désinformation, mensonge ou mauvais anglais?

Car le Figaro oublie de préciser que deux jours avant l'article "de soutient" à Sarkozy, le Financial Times revient sur les promesses intenable de Mr Sarkozy.

N'oublions pas que Mr Sarkozy a un programme à 120 milliards d'euros et que, entre prévision de croissance et réduction de la dette, l'UMP lui a réduit ses promesses à 30 milliards d'euros, sabrant ainsi dans toutes ses mesures fares.

En V.O., la preuve datée du 17 fevrier

Un soutien bien mitigé

Quand à l'article que le Figaro présente comme soutien à Nicolas Sarkozy, la réalité, là encore, n'a pas résisté à l'investigation sheakespearienne de Magog:

Le Financial Times conseille à Sarkozy de démissionner pour plusieurs raisons, sans aucun rapport avec un pseudo désir de le voir gagner l'élection:

1) Sarkozy est ministre de l'Intérieur et responsable de l'organisation des élections auxquelles il se présente. Le financial Times affirme "If only for appearances' sake, he should consider his position". Dans notre language, nous traduisons ça par "ne serait-ce que pour préserver les apparences, Sarkozy devrait considérer où le place sa double casquette". Les termes employés ne sont pas franchement dans le sens du poil.

2) Sarkozy est responsable des services secrets et soupçonné d'avoir mené des enquêtes à but politiciennes: il est dès lors difficile d'éviter le conflit d'intérêt. Le FT ajoute qu'une démission ne serait pas si grave, l'homme ayant déjà démissioné pour devenir président de l'UMP.

3)"Intellectual honesty also comes into play." Chose que nous traduisons par "l'honneteté intellectuelle entre aussi en ligne de compte", sous-entendant que tant que le ministre-candidat reste ministre, il en est dépourvu. Et le FT sort un argument que l'on entend de moins en moins dans les médias Français: Comment un homme qui prône la rupture avec l'ère Chirac et qui ne cesse de démonter le bilan du gouvernement peut-il rester le numéro 2 de ce même gouvernement.
Le FT juge: "To campaign against an administration in which one serves is to teeter on the edge of absurdity." Traduction (en gras pour les traducteurs du Figaro): faire campagne contre une administration dans laquelle on sert, c'est vaciller aux limites de l'absurde.

Enfin, ultime argument du FT pour son conseil à Sarkozy: nous donner une élection légitime. Le FT estime qu'après le 21 avril 2002, les Français méritent un vrai jeu électoral, conduit de façon honnête et perçue comme juste: "France deserves a real race, honestly conducted and seen to be fair."

L'intégralité de l'article en V.O.

Quand à ces messieurs du Figaro

Nous leur adressons tout ce que nous pensons de leur déontologie. Comme si la désinformation n'était pas, dans cette campagne, assez pesante.

Nous leur proposons nos services de traduction mais aussi de lecture car il semblerait que leurs effectifs soient dépassés par les évenements

Nous nous joignons au Financial Times pour expliquer que le mensonge partisan, le détournement des informations et le soutien aux manipulations sarkozystes nuisent à la bonne conduite de l'élection mais aussi à leur candidat favori.

Nous les informerons par mail que nous avertissons dès à présent le Financial Times du détournement du sens de leur article et leur conseillons d'engager dérechef le sans-emploi Alain Duhamel pour un peu plus d'impartialité.
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