Un certain climat dans l'air Les révolutions se font toujours au printemps. Ici, de révolution point mais un certain climat dans l'air... Comme une drole d'odeur, un arrière gout de quelque chose qu'on arrive pas à avaler correctement. Plus on essaye de le faire passer à coup de matraques, moins ça passe... Trois petits tours et puis s'en va Nicolas Sarkozy s'en est allé du ministère de l'Intérieur, c'est donc une occasion en or de faire son bilan. Jamais dans l'histoire de la cinquième République, à part peut-etre durant la guerre d'Algérie, un ministre de l'intérieur n'avait été aussi mauvais. Emeutes de banlieues, caillassage de policiers, rafles d'immigrés dans les écoles, résultats minables et instauration d'un certain... climat... Car quoi, on aura beau remettre la faute sur les immigrés, les jeunes, les racailles, les banlieues ou les extra-terrestres, la paix sociale relève du ministre de l'intérieur. Quel que soit l'ambiance, il reste payé pour que celà ne dégénère pas. Les émeutes, affrontements et autres mouvements sociaux relèvent de sa responsabilité. Pire encore pour le bilan de Monsieur Sarkozy si l'on prend en compte que les policiers sont des etres humains, fonctionnaire du service public et que les comportements qu'ils adoptent sont résultat aussi du... climat... Il y a pour ces gens, des circulaires, des directives, des ordres, des axes de travail, un choix dans la distribution des moyens... Tout celà relève du ministre de l'intérieur, on ne peut rien y faire. Nicolas Sarkozy répète à l'envie que les forces de l'ordre ont fait leur travail. C'est vrai pour la force, pas franchement pour l'ordre, objectivement. Le Bilan, le Bilan Le Bilan donc, ordonné par responsabilité: 1) Ministre de l'intérieur: En s'en prenant sans cesse aux juges pour tenter de masquer l'inefficacité de son action, il a aussi sapé un fondement de la sécurité public: le repect mutuel de la police chargé d'arreter les criminels et de la justice chargé de les mettre en prison. La fameuse "culture du résultat", elle, dénoncée par les policiers. Ca a l'air très bien dit comme ça, la culture du résultat mais dans la réalité, en quoi ça consiste? Conséquence: un climat. Car un flic, soyons honnêtes, arrêter des putes et des fumeurs dans les halls d'immeubles, ça le frustre. Il préfère, c'est une évidence, arrêter des pontes de la mafia, faire des saisies de drogues record, démanteler une cellule terroriste avant l'attentat... autant pour l'avancement de carrière que pour ses rèves d'enfants. Et le climat du flic frustré, ca a une odeur de malsain dans l'air... 2) Ministre des cultes. Sarkozy a fait rentrer les frères musulmans de l'UOIF dans son Conseil Français du Culte Musulman. Là encore, un climat: procès de Charlie-Hebdo, multiplication des affaires de voile (et nous disons affaire car le voile n'est pas et jamais ne fut une obligation de l'Islam). 3) Ministre délégué à l'aménagement du territoire: Un climat Une fumée dans l'air qui donne envie à la population de se placer dans le camp de la révolte plutot que dans celui de l'ordre. Un climat...
Une espèce d'odeur, on a beau regarder encore et encore sous sa chaussure, ça reste... Hier, c'était Gare du Nord On dira que c'était des casseurs, c'est vrai, il y en avait. On dira aussi, comme le nouveau ministre de l'intérieur, que l'homme interpellé qui n'avait pas son billet était un multirécidiviste clandestin. C'est surement vrai aussi. Celà commence comme ça, et ça finit en émeute: pillage de distributeurs de boisson, de magasin footlocker et d'un magasin de... sac à main? On connait les responsable: aucune sympathie pour eux de notre part. On aura beau chercher, on ne fait pas la révolution en volant des nike et des canettes de sprite. Quitte à casser, il y avait très certainement des barrières, des distributeurs de billets, peut-être même une étude de notaire à l'étage en cherchant bien mais là... Ce qui est intéressant, c'est l'ambiance...
"Nous avons demande à plusieurs reprises au CRS pourquoi ils n'intervenaient pas. L'ordre des supérieurs. Apres avoir demande a un gradé, exactement la même réponse. La porte était grande ouverte pour les casseurs." "Nous sommes arrivés gare du nord à 19 h 30 et n'avons rien remarqué, mais avec deux attachées parlementaires de sénateurs du nord et de l'est de la france nous sommes sortis sur le parvis de la gare du nord, et là nous avons été accueillis par des hommes en arme (toujours trés agréable comme impression) de la légion étrangère et des CRS partout. Un peu stupéfaites nous avons ironisé si la France était entrée en guerre dans le laps de temps de 24 h de notre voyage, ironie sans doute mal perçue mais je ne sais pas comment bien préciser nous n'avons pas l'âge et le look "jeunes de banlieue" !!! (...) Nous avons interrogé beaucoup de personnes à différents endroits des rambardes qui regardait ce qui se passait en bas : la condamnation des flics était unanime mais les gens ne semblaient ni inquiets ni stessés par la situation mais plutôt scandalisés: les informations que nous avons eu étaient qu'un jeune de 14 ans avait voulu passer sans billet et qu'il avait été tabassé vers 17 h donc trois heures plus tot et que cela avait entrainé des réactions trés négatives de la part des voyageurs présents à ce moment-là (...) il est évident que le climat de tension créé par certains agit, suivant les sensibilités des uns et des autres, sur leur perception de l'évènement." "Une haie de policiers forment un cercle protégeant... du vide. On me raconte que c'est comme ça depuis 1 h 30. (...) "Alors que j'allais m'engoufrer pour descendre prendre mon RER, un jeune, me voyant téléphoner, s'approche et commence à me réclamer mon téléphone. Bien entendu, je m'interpose et refuse, s'ensuivent deux minutes assez violentes où les jeunes (environ 3 ou 4), assez déconcertés de voir quelquun leur 'résister' (je ne suis pas un héros, disons que j'ai juste lutté afin de garder mon téléphone !!!) me décrochent quelques coups. Là n'est pas le problème en mon sens même si effectivement, je n'apprécie pas me prendre des coups... Un climat... Leçons |