|
Gaffe papale « J’avais tout prévu, sauf un pape libéral ». La citation est de Metternich à l’éléction de Pie IX en 1846. Comment pourrait-on l’appliquer aujourd’hui ? Nous avions tout prévu sauf un pape… Gaffeur ? Stupide ? Croisé ? Réactionnaire ? Après maintes questions, nous avons choisi celle là : J’avais tout prévu sauf un pape jaloux. Le contexte est spécial. L’intégrisme islamiste gagne du terrain, il ne faut pas froisser ces gens là. Du moins, c’est ce qu’il fut dit à l’occasion des caricatures. Tous les religieux s’accordaient alors à dire qu’il ne fallait pas insulter, froisser, caricaturer, dénaturer le message… Qu’il ne fallait pas jeter de l’huile sur le feu, respecter les religions… L’Eglise catholique fut en tête de liste pour propager ce message, réclamer un délit de blasphème et appeler à faire cesser ces critiques intempestives du message divin. Ces gens sont en effet les seuls à détenir la vérité vraie, puisqu’elle leur fut délivrée par une autorité supérieure. Supérieure au contrat social, à la volonté du peuple souverain, supérieure à la vie, à la mort, au SIDA en Afrique, au nucléaire en Iran, au conseil de sécurité de l’ONU… Ca donne le tournis, on comprend que certains perdent… La raison… Raison, Raisonnable, Raisonnement. « L'université était très fière de ses deux facultés de théologie. Il apparaissait clairement qu'elles aussi, dans la mesure où elles d'interrogeaient sur la raison de la foi, accomplissaient un travail qui relevait nécessairement du tout de l''Universitas scientiarum', même si tous ne partageait pas la foi dont les théologiens s'efforçaient de montrer qu'elle s'ordonne à la raison commune. » Ici, déjà un petit hic. Peut-être est-ce le mot ordonner ? Comment une chose pourrait-elle s’ordonner à la raison, à partir du moment où la raison me dit Liberté ? C’est une chose que les théologiens (ceux en tout cas auxquels le pape se réfère) ne peuvent pas comprendre. La tragique opposition entre les laïcs et les prosélytes : Les uns respecte le libre choix, raisonnable, de croire ou de ne pas croire, les autres ne comprennent pas qu’on puisse raisonnablement ne pas avoir la foi. C’est un peu normal, de leur point de vue, leur travail est de propager la foi. Ils sont donc obligés de se trouver une raison pour justifier un travail qui ne sert à rien. Non pas que les théologiens ne servent à rien mais si l’on part du principe humaniste que l’homme est libre de croire ou pas, alors la propagation de la foi ne sert plus à rien. En réalité, toute la conférence de Benoît XVI ne repose que sur cette nécessité de trouver une place à son église qui, dans un occident libre, humaniste, démocratique et critique, ne peut plus se permettre d’imposer aux masses sa vision sans la justifier par la raison. « Ce profond sens de la cohérence avec le cosmos de la raison n'était pas troublé, même lorsqu'un collègue déclara qu'il y avait dans notre université quelque chose de curieux: deux facultés s'occupant de ce qui n'existe pas: Dieu. Mais il était accepté par tous, dans l'ensemble de l'université, qu'à l'encontre d'un scepticisme aussi radical, il était nécessaire et raisonnable s'interroger sur Dieu en usant de la raison, dans la tradition de la foi chrétienne. » Tout est là. Dans cette université allemande de 1959, plus largement dans notre monde contemporain, les théologiens radicaux ne peuvent plus imposer leurs fois face à la liberté humaniste sans la justifier par la raison. Benoît XVI n’ose pas le dire mais il est jaloux. Jaloux de cet Islam radical qui sais si bien s’imposer par la force. La gaffe n’en est pas une. L’église qui se fait caricaturer depuis l’apparition de la presse libre, dont les pratiques et la foi recule, se verrait bien à la place de cet Islam radical qui a su obtenir des excuses et remettre dans notre air une odeur de délit de blasphème. Musulmans, je vous ai compris… La gaffe, donc, est celle-ci : « Le dialogue porte sur ce qui est écrit dans la Bible et dans le Coran au sujet de la foi. Il traite plus particulièrement de l'image de Dieu et de l'homme, aussi revient-il nécessairement et de façon répétée sur la relation entre les trois "Lois" ou "règles de vies", ainsi qu'elles sont nommées: l'Ancien testament, le Nouveau testament et le Coran. Je ne voudrais discuter au cours de mon exposé que d'un seul point, d'ailleurs marginal dans le texte du dialogue, mais qu'en lien avec le débat sur la foi et la raison je trouve captivant et qui me sert de point de départ pour mes réflexions sur ce thème. » Je vais le faire ! Je vais gaffer ! « Dans le 7e dialogue édité par le professeur Khoury ("dialexis", "controverse"), l'empereur en arrive à parler de la guerre sainte. L'empereur savait certainement que dans la sourate 2.256, il est écrit: "Pas de contrainte en matière de foi". Selon les spécialistes, il s'agit-là d'une des sourates primitives, datant d'une époque où Mahomet était encore sans pouvoir et se trouvait menacé. Mais l'empereur devait naturellement connaître aussi les instructions inscrites dans le Coran à une époque plus tardive, au sujet de la guerre sainte. Sans s'attarder sur les détails, telle que la différence de traitement entre les "Gens du Livre" et les "incroyants", il interpelle son interlocuteur d'une façon étonnamment abrupte au sujet des relations entre la religion et la violence en général, déclarant: "montre moi ce que Mahomet a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras rien que de mauvais et d'inhumain, tel que son ordre de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait." Après s'être exprimé avec tant de force, l'empereur s'attache à expliquer par le détail les raisons pour lesquelles propager la foi par la violence est absurde. Voilà, le mot est lâché. Islam et violence, je n’ai fait que citer un empereur Byzantin du XIIeme siècle. J’ai même poussé le vice jusqu’à préciser que ce n’était pas Mahommet qui était mauvais mais l’Islam en elle-même. Par contre, le point de départ de ses réflexions sur le sujet est bel et bien celui-ci : Le choc des civilisations. Nous avons dramatiquement raté le coche au moment des caricatures. En effet, comment aurions nous pu être en désaccord sur le délit de blasphème qui doit être rétablis. Sur la liberté de la presse qui doit se soumettre à la religion. Mais cette fois-ci, ce sera différent. J’aimais beaucoup le principe du choc des civilisations, orient contre occident, je vais reprendre la formule. Nous allons recommencer mais plus question de liberté d’expression contre religion. Plus question d’orient islamiste sous dictature contre occident libre penseur et humaniste. Cette fois-ci ce sera Orient musulman contre occident chrétien. La force musulmane contre la raison chrétienne. La nouvelle place de l’église, dans le choc des civilisations que nous allons entreprendre, ce sera la raison de la foi contre la force de la foi. La principale phrase de cette argumentation est celle-ci: Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. L'éditeur, Théodore Khoury, observe que pour l'empereur, un Byzantin nourri de philosophie grecque, ce principe est l'évidence même. Mais pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée par aucune de nos catégories, pas même celle du raisonnable. Khoury cite alors l'étude du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui souligne que Ibn Hazm est allé jusqu'à affirmer que Dieu n'est pas même lié par sa propre parole, et que rien ne peut l'obliger à nous révéler la vérité. L’islam s’impose par la force mais nous, occidentaux, libres penseurs, nous nous imposons par la raison, bien sur. Là encore, le Pape sait très bien ce qu’il fait. Citer l’étude d’un islamologue français va faire hurler tous les islamistes qui accusent l’occident de leur voler l’Islam qu’ils ne comprennent pas. Quand au sujet de l’idolâtrie, aucun fanatique musulman ne pourrait laisser passer de tels propos. L’Islam interdit l’idolâtrie, c’est un fait, les islamistes, eux, interdisent toute représentation d’être vivants. Ce n’est pas juste pour le plaisir mais bel et bien pour la censure. C’est plus facile pour eux de dire : On a pas le droit de dessiner Mahommet, si vous le faites, il y aura des tensions plutôt que : vous vous êtes opposés à notre projet de dictature islamiste sur les esprits, vous allez mourir. Un peu d’histoire A une époque, pourtant, celle que cite le Pape, un courant de l’Islam, le mu’tazilisme se posait la question de savoir si le Coran était créé ou incréé. En résumé, le Coran est il directement la parole divine ou bien est-ce la parole de Mahommet qui retransmet la parole divine. Tout le problème étant qu’à l’époque, un nouveau califat déplaçait la capitale de Damas, en Syrie à Bagdad, en Irak. L’ancien califat s’appuyait, pour diriger, sur l’aristocratie arabe née des récentes conquêtes, ainsi que sur les savants religieux de la Mecque. Le nouveau califat, les Abbassides, allèrent chercher leur administration dans d’autres régions, en Iran où les peuples étaient chamanistes, Zoroastriens etc. bref, pas du tout musulman et pas du tout arabe. En Perse, on parle le perse, il fallut donc songer à traduire le Coran. C’est là que la question fondamentale se pose, si le Coran est directement parole divine, alors pas question de le traduire. Dieu s’exprime en Arabe et il faut respecter le verbe de Dieu. Par contre, si le livre révélé a bel et bien été écrit par Mahommet et non par Dieu lui-même, alors on peut le traduire et évangéliser les population dans leur langue natale. Mais cela suppose que le Coran est humain et non divin. Ce courant fut rejeté et les populations de perse adoptèrent l’Islam chiite qui, du fait de ses nombreuses branches et de la souplesse de son dogme, offrait aux peuples de ces régions une possibilité de synthèse entre leur propres croyances chamanistes et Zoroastriste et l’Islam. C’est la rencontre entre cet islam souple et ces courants chamanistes (qui se renforcent avec les invasions mongoles) qui donna à l’Islam ses courants les plus intéressants et les plus avancés qui permirent aux savants d’aller chercher dans la philosophie grecque pour approfondir, développer, connaître et faire avancer l’humanité. Tout le fond du problème étant que ce sont eux désormais qui entendent représenter l’Islam et lui donner sa place dans le monde. C’est donc à eux que s’adresse le Pape, en prenant bien soin de renier l’histoire, ce qui va parfaitement dans leur sens. Une stratégie très bien planifiée. Le pape n’est pas un idiot, un gaffeur, il sait parfaitement ce qu’il fait. Il sait très bien que face aux islamistes, si l’on ose faire l’amalgame entre Islam et violence, il y aura dans chaque pays une petite centaine de fanatiques qui iront brûler des trucs sur la place publique, Al Quaeda appellera à la vengeance, on tirera des roquettes à Gaza et Tariq Ramadan nous fera une conférence sur l’islamophobie. Oh mon Dieu, mais ce n’étaient que des mots… Bien sur monsieur Benoît, faites-leur donc un dessin… Sous apparence de gaffe, d’incompréhension, la stratégie est très étudiée. On nous dit maintenant, que le mot sur l’islam était marginal, qu’il n’était pas du tout le centre de la conférence. C’est faux. Benoît XVI le dit lui-même : Cette réflexion toute anodine constitue « le point de départ de mes réflexions sur ce thème ». On croyait vraiment qu’après Jean-Paul II pape diplomatique et international, Benoît XVI allait gentiment se contenter de petits débats sur la foi dans les université allemandes ? C’est un Pape et de ce fait, responsable de la place de l’Eglise dans le monde. Le pape veut un choc des civilisations. Il veut une croisade où il pourra être le chef de file de la foi de la raison contre la foi de la force. La liberté n’est pas une option. Vous avez le choix entre Dieu par-ci ou Dieu par là sachant que l’un est raison et que l’autre est bombe. Dans cette croisade, nous aurons des allié : les juifs. "Cette rencontre intime entre la foi biblique et les interrogations de la philosophie grecque est un évènement décisif non seulement du point de vue de l'histoire des religions, mais aussi pour celui de l'histoire mondiale, et nous concerne encore aujourd'hui. Quand on considère cette convergence, il n'est pas surprenant que le christianisme, malgré ses origines et ses développements significatifs en Orient, ait trouvé son caractère historique en Europe. Réciproquement, nous pouvons aussi affirmer que cette rencontre, à laquelle s'est ensuite ajouté l'héritage de Rome, a fait l'Europe et reste le fondement de ce qu'on appelle avec raison l'Europe." Benoît XVI n’est pas prêt de se rapprocher des chrétiens d’Orient. Théologiquement, il en serait pourtant bien plus proche que de l’extrême droite religieuse d’Israël. Mais nous sommes dans un monde où l’Europe va combattre l’orient. Nos alliés seront juifs extrémistes et sûrement pas ces quelques maronites libanais qui, tentant de vivre en paix avec des musulmans, sont une menace pour la guerre. Les courants auxquels le Pape fait référence sont, en vrac, le réformisme, la renaissance, les lumières. Nous sommes ici au cœur de la pensée du pape. La liberté de Dieu est malsaine. Elle mène à Ibn Hazm et l’idolâtrie et à l’Islam. Il n’est pas question de liberté mais de raison obligatoire, les libres penseurs même s’ils croient en Dieu, l’interprètent d’une mauvaise façon. On ne doit pas être libre mais raisonnable. "La déshellénisation a d'abord émergé en relation avec les fondements de la Réforme, au XVIe siècle. Les réformés se sont confrontés à la tradition scolastique de la théologie, qui avait systématisé la foi sous la détermination de la philosophie, c'est-à-dire une articulation de la foi fondée sur un système de pensée extérieur. Par conséquent, la foi n'apparaissait plus comme vivante et historique, mais comme l'un des éléments d'un système philosophique plus large. La raison humaine impose la critique de la pensée. C’est ce qui fait l’être doué de raison : il critique ce qu’on lui soumet. Il doit se faire son opinion libre et critique et ensuite seulement s’y soumettre. C’est précisément l’inverse de ce que nous demande de faire Benoît XVI : acceptez la raison divine qui doit s’imposer sans réflexion ni critique ni liberté si elle veut rester pure. Pire, le Pape veut imposer le positivisme à la philosophie et à la théologie : « La raison scientifique moderne doit tout simplement accepter comme donné la structure rationnelle de la matière, tout comme la correspondance entre notre esprit et les structures rationnelles qui règnent dans la nature. Mais la question 'pourquoi cela doit-il être ainsi' demeure. Elle doit être transmise par les sciences de la nature à d’autres modes et à d’autres niveaux de pensée - la philosophie et la théologie. » Comme si vous étiez des scientifiques, étudiez votre objet, approfondissez vos connaissances, enseignez et propagez vos découvertes mais jamais ô grand jamais, ne vous posez la question pourquoi. Comme la matière, comme la réalité, cela s’impose tout simplement parce que cela est. Acceptez le sans vous poser de questions. C’est celui-là, le monde que le pape nous prépare. Trop planifié pour être innocent. Malgré tout ce qu’on entend comme « regrets » ou « incompréhension » la stratégie du Vatican est bien trop planifiée pour être une simple gaffe. La date choisie à elle seule est la meilleure des preuves : nous sommes le 12 septembre, le Pape fait une conférence à Ratisbonne et on croit réellement qu’il a innocemment digressé sur l’Islam et la violence ? Pour qui nous prend-on ? La réaction, aussi, du Vatican, fut bien trop immédiate. En fait, le pape n’avait même terminé son discours que déjà, le Vatican commençait l’apaisement en communiqué officiel expliquant que le Pape n’avait pas voulu dire ce qu’il avait dit. La nomination d’un français comme ministre des affaires étrangères du Vatican est tout aussi suspecte. L’essentiel de la carrière de Mambrosi a été au Soudan. Or le Soudan est aujourd’hui au cœur d’une guerre civile et des exactions des milices arabes. Le Soudan est un territoire où les islamistes gagnent du terrain depuis déjà un bon moment. Enfin le Soudan, on le sait moins est un champ d’expérimentation diplomatique. George Bush, en arrivant à la maison blanche, à amené avec lui toute une série de fanatiques religieux, c’est connu. Ce qu’on sait moins c’est que les évangélistes ont réussi à faire passer certains de leurs principes à la politique étrangère états-unienne. Ainsi, chaque année, les Etats-Unis pondent un rapport sur la propagation des religions dans le monde. La France y est systématiquement épinglé à cause de la laïcité mais ce n’est pas tout. La politique d’intervention américaine a décidé de favoriser les ONG religieuses plutôt que les autres pour tout ce qui concerne l’aide humanitaire sur le globe. Enfin revenons au Soudan, la politique à adopter face à la crise soudanaise fut en quelque sorte laissé aux évangélistes comme terrains d’application de leurs principes. On leur a juste filé le dossier, pour qu’ils puissent faire joujou. Jusqu’à une période récente, ils pondaient des rapports auto flatteurs sur la façon dont ils avaient su gérer la crise. Il ne fait guère de doutes que le représentant du Vatican au Soudan a forcément du travailler avec les ONG évangélistes envoyées par Bush. Dominique Mambrosi est donc l’homme idéal pour sceller l’alliance entre les évangélistes de Bush et les neo-croisés du Vatican. Un autre coïncidence est extrêmement troublante. On a vu comment le Pape appelle l’extrême droite religieuse juive à s’unir dans son combat contre l’Islam. Coïncidence qui arrive à point nommé : le Vatican, vient tout simplement d’ouvrir ses archives secrètes entre 1922 et 1939
L’ouverture d’archives secrètes est quelque chose de rarissime. L’ouverture des archives du Vatican est quelque chose de rarissime. L’un dans l’autre, on n’en revient pas. Précisément les archives sur la période entre 1922 et 1939, là, on pourrait croire à un gag. La période regroupe, en vrac, Hitler, Musollini, la Guerre d’Espagne et Franco. La Vatican précise bien que ces archives devront aider à clarifier les rapports entre l’Eglise catholique et la communauté juive persécutée dans les années 30 Le Pape a une stratégie cohérente du choc des civilisations. Il a décidé de s’allier avec les pires extrémistes religieux pour mettre fin, dans ce monde, à la liberté, à la démocratie, à l’humanisme aux droits des peuples et à la dignité humaine. L’homme devra mourir pour un Dieu ou l’autre dans une croisade ou nous serons tous pris en otage. Ce pape là est un des pires dangers pour l’humanité dans ce monde qui s’annonce. Il n’incitera pas à la violence, bien sur, il poussera simplement les autres à tuer et à détruire. Il n’imposera pas sa foi par la force, bien sur mais il abolira simplement la liberté de choix. Non le discours de Ratisbonne n’était pas une banale conférence d’un pape rétrograde mais bel et bien un discours de politique mondiale qui a définit la place de l’église pour les années à venir. Et cette place nous condamne à adorer Dieu ou a périr de la main de ses ennemis. Liberté, fais tes prières car dans la dictature de Dieu, tu n’es déjà plus qu’un paradis qu’on ne peut atteindre que par la mort. |