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Torture en Irak

L'oncle Sam en Irak

Toujours les pieds dans le sable, l'armée américaine en Irak a lancé, le samedi 5 novembre une nouvelle opération dans l'ouest de l'Irak.

"Nous savons, parce que nous étudions tout le temps (les tactiques) de l'ennemi, qu'Al-Qaïda en Irak a besoin de soutien extérieur". Telle est l'analyse du général américain D. Alston, rappelant ainsi les extraordinaires capacités de l'armée américaine en matière d'analyse et de renseignements. On se demande encore comment lui est venu cette idée lumineuse. Peut-être s'est-il souvenu qu'il fut un temps où ces fameux soutiens exterieurs étaient assurés par les américains eux-mêmes.

Le fait est qu'après ces douloureuses conclusions, l'armée américaine a mis sur pied une nouvelle opération pour tenter de couper Al Quaeda de ses bases syriennes. Il leur a fallu plus de 2000 soldats morts pour en arriver là, peut-être qu'avec les 2000 suivants il se rendront compte que le chef d'Al Quaeda en Irak est jordanien et non pas syrien. Mais chut! ne leur soufflons pas l'idée.

L'armée américaine nous avait habitués à baptiser ses opérations avec des noms originaux. Les génies du Pentagone ont baptisés celle-ci "Rideau de Fer". Ironie hurlante de l'histoire mais comment, ô grand comment l'idée de créer un rideau de fer a-t-elle pu germer dans ces esprits patriotes, épris de liberté et haineux des dictatures communistes?

Vu les difficultés et surtout, leur incapacité à mener leurs opérations, pour peu que celle-ci suive le même chemin que les autres, c'est Al Quaeda qui va être content. Imaginons un monde où les terroristes islamistes font tomber le rideau de fer américain. Des gentils djihadistes, libérant le monde de la dictature capitaliste et interventioniste américaine... Maintenant les sionistes vont pouvoir baptiser leur clôture "mur des lamentations 2", ça ne choquera plus personne.

C'est une question de point de vue, le Rideau de Fer: il y a un bon coté et un mauvais coté. Avant, c'était les démocraties qui voulaient les détruire et libérer les peuples. C'était le bon côté. Ceux qui les construisaient était les ségrégationistes mégalomanes: mauvais coté.
Le mauvais coté n'a pas vraiment changé. Construire un mur dans un pays que l'on colonise est toujours un principe de ségrégasioniste mégalomane. Le bon coté, maintenant, c'est l'Iran ou Al Quaeda. Désormais les démocraties construisent des murs au nom de leur sécurité, et ce sont les totalitaristes qui veulent libérer les peuples.

Et puisqu'il faut toujours prendre parti pour le bon coté (ceux des gentils) la meilleure solution, dans ce joyeux XXIeme siècle, c'est d'aller s'asseoir à cheval entre deux miradors et de se frotter aux barbelés en attendant les balles.

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